L’agriculture régénérative est-elle forcément biologique ? Découvrez les différences entre bio et régénératif, et pourquoi nous privilégions les résultats sur les sols et la biodiversité.
L’agriculture régénérative est souvent comparée à l’agriculture biologique. Beaucoup pensent qu’il faut forcément être bio pour être régénératif. Pourtant, la réalité est plus nuancée.
Chez Famille Gassier, nous avons longtemps partagé cette idée. Aujourd’hui, notre conviction est différente : la vraie question n’est pas « bio ou régénératif ? », mais « quel est l’impact réel de nos pratiques sur les sols, la biodiversité et le climat ? »
Pas nécessairement.
L’agriculture biologique et l’agriculture régénérative poursuivent un même objectif : produire en respectant davantage le vivant. Mais elles ne répondent pas exactement aux mêmes questions.
L’agriculture biologique s’appuie sur un cahier des charges précis qui définit les pratiques autorisées ou interdites.
L’agriculture régénérative, elle, va plus loin en évaluant avant tout les résultats obtenus : des sols plus vivants, une biodiversité plus riche, une meilleure gestion de l’eau, davantage de carbone stocké dans les sols et des vignes plus résilientes face au changement climatique.
Autrement dit, elle ne juge pas uniquement les moyens utilisés, mais les bénéfices réels pour les écosystèmes.
Pendant longtemps, nous pensions que le bio représentait l’unique chemin vers une agriculture plus durable.
Il a constitué une étape importante de notre histoire.
Mais avec le temps, nous avons réalisé qu’aucune pratique ne devait être évaluée uniquement à travers son étiquette.
Tous les produits utilisés dans les vignes n’ont pas le même impact. Certains peuvent perturber durablement la vie des sols. D’autres, utilisés de façon très ciblée et uniquement lorsque cela est nécessaire, peuvent avoir un impact plus limité. À l’inverse, certains produits autorisés en agriculture biologique peuvent eux aussi avoir des conséquences sur les écosystèmes lorsqu’ils sont utilisés de manière répétée.
Notre objectif n’est donc pas de défendre une catégorie de produits ou une autre, mais de prendre les décisions qui permettent de préserver durablement le vivant.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter cette source qui montre un exemple d’alternative mise en place.
Notre démarche se traduit par des actions concrètes :
Parce qu’une démarche environnementale doit être transparente, ces engagements sont évalués et vérifiés par l’organisme indépendant A Greener World.
Pour nous, l’agriculture régénérative n’est pas une opposition au bio. C’est une manière de regarder plus loin. Au-delà des pratiques employées, nous voulons mesurer leur impact réel : des sols plus fertiles, une biodiversité plus riche, des vignes plus résilientes et un environnement plus vivant pour les générations futures. Car au final, ce n’est pas l’étiquette qui fait la différence, mais les résultats obtenus sur le terrain.
L’agriculture biologique repose sur un cahier des charges réglementé. L’agriculture régénérative adopte une approche plus globale : elle vise à améliorer la santé des sols, la biodiversité, l’eau et le bien-être des personnes, en mesurant les progrès dans le temps.
Oui. Être certifié bio n’est pas une condition préalable à l’agriculture régénérative. Celle-ci s’adapte au contexte de chaque ferme : climat, sols, cultures et écosystème, avec des pratiques et des objectifs définis en fonction de ses besoins.
Parce que nous voulons produire des vins qualitatifs tout en améliorant durablement la santé de nos sols, favoriser la biodiversité, préserver les ressources en eau, renforcer la résilience de notre vignoble face au changement climatique, tout en prenant soin des personnes qui y travaillent.
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